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01/07/2010

ECHANGES AVEC MONSIEUR PIERRE LEMMENS...SUITE ET FIN (DU MOINS JE L'ESPERE !!!)

Monsieur Pierre Lemmens me répond, toujours sous l'article concernant la Mozzarella bleue (baptisée par moi-même, Mozarella de Schtroumpf mais je préfère préciser que ce terme n'est pas dans le but d'insulter un peuple du pays fabricant cette Mozarella mais une plaisanterie ayant pour but de donner un nom à un fromage qui a une couleur me faisant penser à la couleur des Schtroumpf ! :) Suis-je suffisamment claire ? Aucun sentiment de xénophobie ni de racisme dans mes mots !!!) et bien évidemment, utilisant une fois encore, mon droit de réponse, je lui adresse un message en retour !!!

http://sardaignemonilemerveilleuse.midiblogs.com/archive/... du weblog "SARDAIGNE...MON ILE MERVEILLEUSE" :

"Chère Madame, votre réponse enflammée n’est pas faite pour me surprendre. La contradiction ne semble effectivement pas faire partie de vos « coutumes et traditions ». Puisque vous avez bien voulu créer un espace d’expression public, permettez-moi d’élaborer à mon tour :
La lecture de votre blog m’a effectivement laissé un goût nauséabond de xénophobie… Pas de « racisme »… Anglais, de père français et de mère néerlandaise, élevé en Russie et en Italie, je ne me livrerai pas avec vous à un concours de diversité…
Quelques exemples seront plus parlants : Un de vos billets relate la mort –tragique- d’un jeune enfant Sarde, fauché par une moto. Votre compréhensible indignation cible dès lors les touristes, qui à bord de leurs « énormes véhicules » viennent semer la mort et la désolation dans « vos » paisibles villages… A la relation de votre récit, le doute n’est pas permis ; des « étrangers » ont tué un enfant du pays, au mépris de la prudence la plus élémentaire. Il aura fallu la persévérance de l’une vos interlocutrices (Marie) pour préciser un point de détail que vous aviez choisi de passer sous silence en relatant cette tragédie : Le responsable était l’oncle de la victime, lui-même Sarde. Exit l’ « étranger »… J’approuve la dénonciation de la « violence routière » qui en France, en Italie, dans le monde, tue chaque jour. Je regrette le procédé. La stigmatisation de ce type de comportement gagnerait en force et en crédibilité si elle visait de façon générale des crétins ivres ou inconscients qui fonceraient à tombeau ouvert dans les ruelles des villages Sardes, quelque soient leurs origines. Mais vous choisissez de ne vous intéresser qu’au rôle funeste -et en l’occurrence fantasmatique- des « étrangers »… Xénophobie ?
Un autre exemple ? Permettez-moi de vous citer « … ceux qui débarquent sur notre ile en «conquérants », bien décidés à flouer leurs habitants, bien décidés à se conduire comme des «supérieurs »… » Distinguons peut-être d’abord entre touristes et investisseurs. Les touristes qui visitent la Sardaigne sont à l’image de ceux qui parcourent le monde entier : certains sont merveilleux, d’autres détestables. Mais ils ont une attente commune, celle inhérente à la notion de service, qui caractérise l’industrie du tourisme. Si « servir » des « étrangers » -qui vous rémunèrent pour ce service - vous parait une notion inacceptable, il me semble que vous meniez une bataille perdue. Cette industrie est celle qui, faute de mieux, vous permet de vivre et de vous développer, ce « vous » devant être compris au sens collectif. Les investisseurs, ensuite. Ils ont souvent –à tort ou à raison, mais mon propos n’est pas d’ordre idéologique- les mêmes attentes et le même pragmatisme brutal à l’égard des Sardes, des Corses, des Belges, des Français, des Chinois ou des travailleurs vietnamiens. Les drames locaux qui en résultent ne sont pas le fait « d’étrangers » qui cherchent à nuire au « peuple-esclave » Sarde, mais la triste conséquence de la mondialisation. En ce siècle troublé, il est parfois intéressant d’observer les choses autrement que par le petit bout de la lorgnette… Cela ne doit pour autant entamer nos capacités d’indignation, mais nous amener à ne pas nous tromper de cible…

Il reste enfin la question de l’assassinat sauvage du Préfet Erignac. Je comprends et respecte votre « conviction intime » qui vous amène à proclamer l’innocence d’Yvan Colonna Mais épargnez-moi la complainte du « petit berger » perdu dans un monde de brutes. De mère bretonne, son père, Jean-Hugues, est l’un des députés socialistes clés des années Mitterrand. Pas un ouvrier agricole victime de l’oppression de l’état français. Yvan Colonna a été jugé pour ce meurtre – dénoncé par 4 de ses 6 co-accusés - Suite à sa condamnation par une première cours d’assise, confirmée en appel, le verdict de la cour de Cassation, portant sur la forme et non le fond, le renvoie aujourd’hui à nouveau devant une cours d’assise. Vous devrez reconnaitre que son procès respecte les règles de la démocratie, contrairement au « procès » fait par les ultra-nationalistes Corses à ceux qui les dérangent dans leurs activités politico-mafieuses ou qui ne se plient pas aux exigences de leur racket.
Je n’ai pas l’envie de « troller » sur votre site, manifestement destiné à un petit nombre de « partisans» unanimistes. Vous m’annoncez – sur un mode menaçant- que vous avez communiqué notre échange précédent à l’association de défense d’Yvan Colonna et à sa famille… Dois-je trembler devant leur vindicte prévisible ? Puis-je vous l’avouer ? Cela me fait rire ! Sans doute le côté « Puisque je suis impuissante à te répondre de manière libre et adulte, mon grand frère va venir te casser la g…. »…
Pour finir, un propos simple, que vous comprendrez peut-être : Je crois profondément en l’inclusion, à l’opposé de l’exclusion. Le particularisme régional, imposé de préférence par la violence, ne suscite en moi que mépris. Je respecte l’énergie et la tonicité de vos propos militants – que vous qualifiez ouvertement comme tels- mais je dois constater qu’en dernier recours, vous vous refugiez derrière d’autres. J’apprécie toutefois que vous ayez eu la courtoisie de ne pas censurer cet échange.

Bonne continuation et bon blog… J’espère que votre propriété familiale trouvera preneur. Pas un « étranger » « conquérant » et « supérieur », qui viendrait exploiter votre ile dans son énorme véhicule."

Je réponds à ce Monsieur :

"Décidément ! Je pense que je ne vais pas persévérer dans la polémique concernant ma pseudo "xénophobie" ! Dès lors que l'on écrit et que l'on s'exprime en publiant sa façon de penser, je suis parfaitement consciente que des lecteurs peuvent appliquer (volontairement ?!!!) à mes mots un sens qui n'est pas forcément initial ! Hélas, ce sera toujours ainsi, on prête une pensée à un écrivain en fonction de ce qu'il a écrit sans même chercher à analyser si ce qu'il a voulu exprimer était vraiment ce que l'on a compris soi-même ! Une pensée écrite tente à plusieurs résultats d'analyses selon l'étât d'esprit et le vécu du lecteur, c'est de tout temps et ce sera toujours ainsi ! Il n'y a donc plus qu'une solution pour l'écrivain, celle de se justifier s'il est encore en vie dès lors qu'on lui prête des pensées qu'il n'a pas et un sens à ses écrits qui est faux ! Donc, et je pense que c'est la dernière fois que je viens vous répondre sur ce sujet (ma réponse à ma commentatrice, Marie, étant déjà établie), je ne suis pas xénophobe ni raciste ! Le tribunal composé de mes divers lecteurs jugera (plus d'une centaine de lecteurs par jour, je tiens à le préciser au passage !) ! Concernant l'attitude exécrable de certains touristes, je parle en toute connaissance de cause, étant, chaque année, bien triste de la constater : les carabinieris d'ailleurs, doivent être déjà, à l'heure qu'il est, sur les dents pour stopper et amender les conducteurs qui, à peine débarqués sur l'île, déboulent comme s'ils étaient sur un circuit ! Le tour de Sardaigne en tête peut-être ?!!! Quand à la manière des touristes de cotoyer les habitants, je peux vous dire que j'ai été témoin d'attitudes irreverenscieuses à l'égard de femmes employées pour la saison, par exemple (mais j'ai tant d'autres exemples en réserve que je ne peux tous ici les énumérer !) à nettoyer les toilettes sur les plages sardes (à Is Arutas, par exemple) et je ne peux que m'insurger !!! Ces femmes sont des mères de famille, tout-à-fait respectables, obligées d'en arriver à accepter ces précaires et durs emplois pour pouvoir aider à nourrir leur progéniture, que les touristes (et je parle d'une manière générale non pas parce que je suis xénophobe mais dans le but et dans l'espoir de rééduquer quelques esprits !!!) devraient traiter comme des humains et non pas comme des servantes qui doivent obligatoirement nettoyer leurs saletés : Les saletés de gens qui ne savent pas tirer une chasse, qui laissent des serviettes hygiéniques boucher les évacuations quand on ne les laissent pas trainer à terre, et j'en passe et des meilleures !!! Je suis en colère car ces personnes (qu'elles ne se respectent pas elles-mêmes, c'est leur affaire car je pense que de se conduire ainsi est avant tout un manque de respect vis-à-vis de soi mais qu'elles manquent de respect à qui doit nettoyer leur m...de me met hors de moi !!!) s'imaginent que, dès lors, qu'elles débarquent dans ces lieux avec leurs menu-monnaies, elles ont le droit de se permettre une conduite de "négriers" !!! Honte à elles !!! Et je ne peux que généraliser car les touristes qui constatent ce genre de faits ne prennent même pas la peine de "corriger" les autres ; je les jauge donc (je précise que je ne n'emploie pas le mot "juger" !!!) comme complices et donc identiques à ces... (il n'y a même pas de mots pour les qualifier !) ! Quand à ceux qui partent en laissant des poubelles, quand je pense que le moindre papier tombé dans les rues suisses ou allemandes vous valent une amende plus que salée, je ne peux qu'être furibonde ! Et je ne représente pas une minorité car les jeunes, très respectueux de leurs anciens, commencent à être très en colère eux-mêmes de voir comment sont traitées leurs mères, leurs soeurs, leurs cousines, voire leurs fiancées et femmes !

Comme je l'ai déjà écrit : le tourisme doit être avant tout un échange ; l'accueillant apportant sa richesse culturelle, l'accueilli apportant certes ses devises mais aussi sa curiosité et sa soif de connaissances ! Le tourisme ne doit  pas être seulement qu'un commerce !!! Les sardes comme les corses ne sont pas tous destinés à n'être que des hôtelliers, ni des femmes de ménage, ni des serviteurs à touristes au service de qui apporte des deniers ! Ils sont dans leur majorité, surtout pour les générations récentes pour qui leurs anciens se sont sacrifiés (pour leur permettre de suivre ces hautes études !) des personnes hautement qualifiées dans divers domaines, pour qui l'Etât ne fait pas grand-chose pour leur permettre d'exercer le métier pour lequel ils ont acquis de hautes compétences qu'ils pourraient mettre non seulement au service de leur pays et de leurs habitants mais qui leur permettrait d'y vivre à proximité de leur famille, et ils ne peuvent être qu'en colère dès lors qu'ils s'aperçoivent que des subventions et des passe-droits sont accordés  à des gens qui ne résident même pas sur l'île !!! La seule alternative qu'on leur met à portée de mains, est d'aller travailler sur le Continent ou à travers l'Europe pour un salaire bien plus bas qu'ils le mériteraient, avec, de plus, l'obligation de payer un loyer exorbitant, sans parler des frais qu'ils ont pour venir voir leur famille vieillissante ou de survivre dans la misère, toujours plus étranglés par des taxes et des factures d'énergie toujours plus onéreuses ! N'avoir d'autres choix que de quitter sa terre et sa famille pour parvenir à se créer une ridicule retraite ou rester sur l'île à faire des petits boulots précaires au service des "rupins" non résidants (je n'ose plus employer le mot "étranger") ou résidant seulement un mois par an dans des propriétés secondaires acquises une bouchée de pain (ce qui ne fait absolument pas vivre les habitants de l'île, j'en suis désolée, puisque ces gens n'ont pas les mêmes impositions ni les mêmes obligations que les habitants !) est pour moi synonyme d'exploitation du petit peuple !

 

Pour ce qui concerne l'affaire Colonna/Erignac, je vous laisse assumer vos propos qui expriment vos convictions et ressentis mais surtout à mes yeux, un manque d'objectivité total et me laisse deviner vos engagements politiques !

Je ne retiens qu'une chose, vous m'accusez (en supputant que je suis une lache !!!) de me cacher derrière mes "grands frères" dès lors que je me sens attaquée ! Si cela avait été le cas, je ne serais pas ici à écrire pour m'exprimer avec une identité non cachée sous un pseudonyme, mais dans l'ombre, à l'abri des invectives et des attaques sournoises !

Je transmets ces échanges à la famille Colonna et au Comité de Soutien (dont les responsables sont les frères et soeurs d'Yvan Colonna) dès lors que l'on mentionne leur nom ou celui de l'un des leurs, dès lors que le sujet et les propos échangés les concernent directement ou indirectement et ce, par respect à leur égard car j'estime qu'ils ont tout à fait le droit d'en prendre connaissance !

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